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ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE
LE SYSTEME SANITAIRE AU BENIN

AMBASSADE DU BENIN EN FRANCE

L A S A N T E P U B L I Q U E A U B E N I N

I - ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE

Le système sanitaire national est calqué sur le découpage administratif et se définit au travers d'une structure pyramidale à trois niveaux :
-   le niveau central ou national
-   le niveau intermédiaire ou départemental
-   le niveau périphérique · Au niveau central La gestion du système à ce niveau est assurée par le Ministère de la Santé Publique qui est chargée de mettre en œuvre la politique définie par le Gouvernement en matière de santé. Pour ce faire, il initie l'action sanitaire, en planifie la mise en œuvre, coordonne et contrôle l'exécution des taches définies. · Au niveau intermédiaire Ici le relais de la politique sanitaire nationale est assuré par les Directions Départementales de la Santé dont les actions s'inscrivent dans le sens de la stratégie arrêtée au niveau central. · Au niveau périphérique On retrouve la zone sanitaire qui est l'entité opérationnelle la plus décentralisée du système de santé béninois. Elle est constituée d'un réseau de services publics de premiers soins : Unité Villageoise de Santé(UVS), Complexe Communal de Santé(CCS), Centre de Santé de Sous-Préfecture(CSSP), Centre de Santé de Circonscription Urbaine(CSCU) et les formations sanitaires privées, appuyé par un hôpital de première référence, public ou privé, le tout desservant une aire abritant entre 100 et 200.000 habitants. En 1999, dix neuf zones sanitaires ont été installées sur les vingt neuf prévues pour la réorganisation de la base sanitaire du Bénin. Cette stratégie permet de rendre viable et performante la qualité des services offerts en même temps qu'elle favorise la décentralisation, la participation communautaire et le partenariat des secteurs public et privé.

Plusieurs centres de formation servent d'appoint à la politique sanitaire nationale ; il s'agit de :
-   la Faculté des Sciences de la Santé(FSS) de l'Université Nationale du Bénin Créée en 1971, cet établissement de formation professionnelle est placé sous la tutelle du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Il est chargé, entre autre, de former des médecins généralistes et spécialistes. Il délivre en moyenne 40 diplômes de docteurs en médecine chaque année.
-   L'Institut de Santé Publique(ISP) créé en 1977 grâce à la coopération entre l'OMS et le Bénin a connu diverses mutations en devenant en 1987 le Centre Régional de Développement Sanitaire. Depuis 1990, il a pris l'appellation de l'Institut Régional de Santé Publique et fait partie intégrante de l'Université Nationale du Bénin.
-   L'Institut National Médico-Social(INMES) qui regroupe 4 écoles : l'Ecole Nationale des Infirmiers et Infirmières diplômés d'Etat du Bénin(ENIIEB) créée en 1963, l'Ecole Nationale des Sages-Femmes diplômées d'Etat du Bénin(ENSFEB) créée en 1965, l'Ecole Nationale des Aides Sociaux(ENAS) créée en 1975, l'Ecole Nationale des Techniciens de Laboratoires d'Analyses Médicales(ETLAM) créée en 1977.
-   L'Ecole Nationale de Pharmacie(ENP) créée en 1999.
-   L'Ecole Nationale de Kinésithérapie(ENK) créée en 2001
-   L'Ecole Nationale des Infirmiers et Infirmières Adjoints du Bénin(Parakou)

II LES INFRASTRUCTURES

Les infrastructures sanitaires sont réparties suivant la pyramide du système de santé qui est basée sur la division territoriale. On retrouve ainsi :

-   le Centre National Hospitalier et Universitaire (CNHU) au niveau national ou central.
-   Le Centre Hospitalier Départemental(CHD) au niveau intermédiaire. Il en existe cinq situés dans les départements de l'Ouémé, du Borgou, de l'Atacora, du Zou et du Mono. Dans l'Atlantique, c'est le CNHU qui, en plus de sa fonction nationale, joue le rôle de CHD-Atlantique. Avec la nouvelle division administrative qui fait passer les départements de 6 à 12, une nouvelle dynamique sera apportée à ces infrastructures.
-   Les Centres de Santé de Sous-Préfectures ou de Circonscription Urbaine(CS-SP/CU) dont certains disposent des unités d'hospitalisation, le Complexe Communal de Santé(CCS) et l'Unité Villageoise de Santé(UVS), au niveau périphérique.

III LES RESSOURCES HUMAINES

Le nombre de médecins travaillant dans le secteur public est stable ; 348 en 1998, 357 en 1997 et 350 en 1996.

L'effectif des infirmiers du secteur public enregistre une augmentation progressive de 1139 en 1995, à 1242 en 1996, 1331 en 1997 et 1350 en 1998.

Le nombre de Sages-Femmes est en légère progression lui-aussi, et passe de 484 en 1996 à 502 en 1997 et 517 en 1998.

IV LES DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES

Dans la population béninoise en général et selon les statistiques du Ministère de la Santé Publique, plusieurs pathologies amènent les patients à se présenter en consultation dans les centres de santé. Ainsi, par exemple, les dix motifs de consultation les plus fréquents par ordre décroissant sont : · le paludisme……………………………………………..34% · les infections respiratoires aiguës……………………...16% · les affections gastro-intestinales ………………………..8% · les diarrhées ……………………………………………...7% · les traumatismes …………………………………………6% · les anémies ……………………………………………….4% · les affections dermatologiques …………………………3,8% · les affections uro-génitales(hors MST) …………………2% · les conjonctivites ………………………………………1,6% · les affections cardio-vasculaires ………………………1,6%

V LES MOTIFS D'HOSPITALISATION

Pendant longtemps, de nombreux facteurs, à la fois sociologiques et monétaires tels que, le manque de confiance à la médecine moderne et la faiblesse des revenus ont été des facteurs de blocage en matière d'hospitalisation des populations notamment rurales. Néanmoins, cette situation évolue progressivement, et dans la population générale, les motifs d'hospitalisation les plus fréquents sont par ordre décroissant : · le paludisme …………………………………………………25% · les anémies …………………………………………………..14% · les affections gastro-intestinales …………………………...10% · les infections respiratoires aiguës …………………………..7% · les diarrhées ………………………………………………….6% · les traumatismes ……………………………………………..6% · la malnutrition ……………………………………………….3% · les affections cardio-vasculaires …………………………….2% · la rougeole …………………………………………………….2% Devant une telle situation, les conditions d'hospitalisation ont dû être améliorées ; de nouveaux équipements ont fait leur apparition , et le Bénin est passé de un(1) lit pour 2282 habitants recensés à l'occasion de la Table Ronde du secteur de la santé en 1995, à un lit pour 1000 habitants en 1998.

Parmi les affections constatées, un accent particulier est mis sur la lutte contre le sida en raison de son ampleur de plus en plus inquiétante. La répartition par sexe et âge des cas de sida enregistrés permet de retenir que le sexe ratio est de 1,7 homme pour une femme sur l'ensemble des cas notifiés depuis 1985. La tranche d'âge la plus touchée reste celle des adultes jeunes (20 à 39 ans) qui représentent 57% de l'ensemble des cas.

VI Les activités de vaccination

L'activité vaccinale est importante et bénéficie d'une attention particulière avec le développement du PEV(Programme Elargi de Vaccination) depuis une dizaine d'années. Les taux calculés ne concernent que les populations cibles du PEV, à savoir les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et les enfants de moins d'un an.

BCG Sur le plan national, la couverture vaccinale en BCG est de 93%. Ce taux est satisfaisant car il était de 88% en 1996 et 1997.

DTC1 La couverture vaccinale moyenne en DTC1 est de 93% environ sur toute l'étendue du territoire national. Comparé aux taux des autres vaccins, celui-ci est très encourageant. Le Département du Borgou vient en tête avec 109%. Le taux le plus bas est enregistré au niveau du Département du Mono avec 87% en 1998.

DTCP3 On observe en 1998, la confirmation de la baisse enregistrée en 1996 sur le plan national. Cette baisse est assez sensible et le taux de couverture en DTCP3(Polio 3) passe de 90% en 1995, à 81% en 1998, soit un écart de 11 points.

VAR En 1998 on note une faiblesse de la couverture en VAR par rapport aux autres antigènes. Le taux est actuellement de 83%. Au niveau départemental, la progression des taux de couverture n'est pas uniforme. Tous sont largement en dessous de l'objectif national de 90%, exception faite du Borgou qui enregistre 91%. Les taux les plus bas s'observent dans l'Atlantique(70%), l'Ouémé(71%), et le Mono(74%). L'Atacora et le Zou ont des taux acceptables et enregistrent respectivement 80% et 84%.

VAT La vaccination contre le tétanos est orientée d'une part vers les femmes enceintes, et d'autre part vers celles qui sont en âge de procréer(15-49ans).

Grâce aux efforts déployés, sur les plans matériel et financier, les maladies infectieuses comme la poliomyélite, la lèpre, la dracunculose(vers de Guinée) et l'onchocercose reculent sensiblement. Mais en dépit de ces résultats satisfaisants, le paludisme continue d'être en première ligne des fléaux à combattre. Pour ce faire, il a été lancé un Plan de Lutte Antipaludique Accéléré(LAPA), avec pour objectif, la réduction de 50% de la mortalité imputable au paludisme d'ici à l'an 2010 ; de 30% entre 2010 et 2015, et de 20% entre 2015 et 2025. Il est également question de réduire dans les mêmes proportions le taux de morbidité et l'incidence socio-économique du paludisme d'ici à l'an 2025.

VII - MEDECINE TRADITIONNELLE ET PHARMACOPEE

Dans le souci de promouvoir la médecine traditionnelle et d'allier la médecine moderne à la médecine traditionnelle, un recensement des tradi-praticiens a été réalisé sur toute l'étendue du territoire national. En 2000, environ 8000 ont été recensés. Par ailleurs, seize(16) jardins de plantes médicinales ont été installés ; ce sont les jardins botaniques créés pour permettre à ces tradithérapeutes d'exercer à visage découvert et de manière scientifique leur art.

VIII - LA POLICE SANITAIRE

Au Bénin, le Code d'hygiène est soumis aux dispositions de la loi n° 87-015 du 21 septembre 1987 portant Code de l'hygiène Publique. Les modalités d'application des dispositions de cette loi font l'objet du décret n° 97-616 du 18 décembre 1997 et du décret 97-624 du 31 décembre 1997 portant structure, composition et fonctionnement de la Police Sanitaire. Les activités de la Police Sanitaire sont animées par les services suivants : · le Comité National de la Police Sanitaire(CNPS) · le Comité Départemental de la Police Sanitaire(CDPS) · le Comité de Circonscription Urbaine de la Police Sanitaire(CCPS) · le Comité Sous-Préfectoral de la Police Sanitaire(CSPPS Il est créé au niveau de chaque Département, une Brigade Départementale de la Police Sanitaire(BDPS). Par contre , il existe une ou plusieurs Brigades de Zones de Police Sanitaire(BZPS) au niveau des Circonscriptions urbaines. Il est prévu une décentralisation au niveau des Brigades de Police Sanitaire caractérisée par :
-   une Brigade Départementale de la Police Sanitaire(BDPS) au niveau de chaque Département
-   une ou plusieurs Brigades de Zones de Police Sanitaire(BZPS)
-   une Brigade Sous-Préfectorale de la Police Sanitaire(BSPPS).

Ces Brigades de la Police Sanitaire sont composées d'agents des services d'hygiène et des agents commissionnés et assermentés de la Direction de l'Alimentation et de la Nutrition Appliquée(DANA), de la Direction de l'Environnement, de la Direction de l'Elevage, de la Direction des Industries et de l'Office Béninois des Mines.

Les Agents de la Police Sanitaire s'occupent notamment de :
-   l'hygiène sur les voies publiques
-   l'hygiène des habitations
-   l'hygiène des denrées alimentaires
-   l'hygiène sur les établissements classés, les marchés et activités commerciales de plein air
-   l'hygiène des places publiques et des plages
-   l'hygiène concernant l'eau pour diverses utilisations
-   l'hygiène des installations industrielles
-   l'hygiène relative aux contrôles sanitaires aux frontières
-   l'hygiène relative à la lutte contre le bruit et la pollution du milieu naturel.

IX - Les Centres d'Action de Solidarité pour l'Evolution de la Santé

La santé n'est pas seulement liée à une absence de maladie. Elle est également un état de bien-être physique, mental et social. C'est pourquoi au Bénin, une nouvelle vision des Centres de santé est née. Il s'agit des Centres d'Action de Solidarité pour l'Evolution de la Santé (CASES). Selon cette nouvelle vision, le Centre de Santé ne sera plus seulement limité au couple traditionnel « maternité-dispensaire », mais ces deux modules seront couplés désormais avec un Centre d'Alphabétisation, un Centre d'Accueil et de Loisirs et une Maison de l'Enfance, afin d'assurer une prise en charge holistique de l'individu.

X - PROJETS ET PROGRAMMES DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE TITRE DU PROJET SIEGE ADRESSE TUTELLE ZONE D'INTERVENTION Projet CS 24 MSP Cotonou Tél.33 09 53/251 DPP Djougou, Ouaké, Toffo, Allada, Zè, Copargo, Dogbo, Lalo, Tviklin, Klouékanmè, Bopa Programme d'appui au Développement Sanitaire MSP Cotonou Tél.30 08 06 Cabinet Atlantique, Zou, Borgou Programme Elargi de Vaccination, phase 4 Guinkomè Tél.31 23 29 D R D S B E N I N Programme National d'Information, d'Education et de Communication en matière de Santé Population (Education pour la Santé) Cabinet du Ministre Tél.33 21 63/42/78 Poste 261 D N P S Toute l'étendue du Territoire Programme d'appui à la Politique Sanitaire au Bénin 8ème FED M S P Tél.33 09 69/255 Cabinet Atlantique, Mono, Ouémé Programme National de lutte contre le Paludisme Placodji Cotonou Tél.31 29 41/ 31 44 70 D N P S Tout le Pays Programme National de lutte contre le Sida Placodji Cotonou Tél.30 14 04/ 31 54 88 D N P S Tout le Pays Programme de lutte contre l'Onchocercose au Bénin Placodji Cotonou Tél.31 29 41/ 31 44 70 D N P S Tout le Pays Programme de lutte contre la Cécité CHD/Ouémé Tél.21 35 90/ 22 27 56 D N P S O u é m é Programme National de lutte contre la Tuberculose Lazaret, Akpakpa Tél.33 15 33 D N P S Cotonou Atlantique Programme Intégré de Santé Familiale Parakou Tél.61 29 90 D S F B O R G O U Programme de lutte contre les Ulcères de Buruli Lazaret, Akpakpa Tél.33 18 27 D N P S Atlantique, Ouémé, Mono, Zou Programme National de lutte contre les Affections bucco-dentaires Placodji, Cotonou Tél.31 44 70 D N P S Tout le Pays Projet de Service d'Aide Médicale d'Urgence (SAMU/BENIN) Ministère, Akpakpa Tél.33 66 79/ 30 73 36 D N P S A T L A N T I Q U E Promotion de la Médecine Traditionnelle et de la Pharmacopée Ministère, Akpakpa Tél.33 45 83 D N P S Dans les six Départements Programme National de la Santé Mentale C N H U Tél.30 08 50 D N P S Tout le Pays Programme National de lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine Ministère, Akpakpa Tél.31 29 41 D N P S A T A C O R A Programme d'Eradication du Ver de Guinée Ministère, Akpakpa Tél.33 21 63/ 33 81 47 D N P S Tous les Départements Programme de lutte contre la Lèpre Centre Lazaret Tél.33 18 27 D N P S ATLANTIQUE

QUELQUES ADRESSES UTILES

D E N O M I N A T I O N A D R E S S E TELEPH. Ministère de la Santé Publique 01 B.P.882 Cotonou 33 04 64 (S.P.)33 46 58 (D.C.) Direction Départementale de la Santé de l'Atlantique 31 42 96 /31 09 93 Direction Départementale de la Santé de l'Ouémé 21 25 70 /21 25 50 Direction Départementale de la Santé du Mono B.P. 8 8 2 L o k o s s a 41 10 72 Direction Départementale de la Santé du Zou 50 01 4850 03 64 Direction Départementale de la Santé du Borgou 61 02 78 ( Bur.)61 00 10 ( S.I.5)61 07 41(SI.bur) Direction Départementale de la Santé de l'Atacora 82 15 43(Direct.)82 12 43 /82 13 33 Direction Nationale de la Protection Sanitaire 31 40 70 /31 25 71 Programme Drépanocytose 01 B.P. 2640 Cotonou 30 72 42 (Bur.) Centre National Hospitalier et Universitaire ( C N H U ) de Cotonou B.P. 386 Cotonou 30 17 19 (Direc.)30 14 19 (B.Dir )30 09 67/30 01 55/ 30 17 69/ 30 14 78 Maternité Lagune 31 39 13 /31 31 28




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